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LA RÉSURRECTION DE LA VIERGE
MANUSCRIT DE
BETHLÉEM
( Ethiopie, à l'est du lac Tana et de Dabra Tabor;
rédigé à l'intention du roi Daouit (David) le premier du nom,1382-1415; 251
feuillets de 30x25cm ) |
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Plutôt que de montrer la mort de la Vierge (ou Dormition) — le peintre a
sans doute répugné à figurer la Vierge en train de mourir — l'artiste
l'a représentée cachée dans des bandelettes, au moment où, trois jours après
sa mort, le Christ s'apprête à emporter sa Mère au Paradis. Une
légende raconte que les douze apôtres qui s'étaient dispersés dans le monde
pour l'évangéliser, furent visités par des anges qui les transportèrent
miraculeusement, par la voie des airs, jusqu'à la dépouille de la Vierge.
À
l'exception d'un seul, tous
sont barbus, et le Christ, lui, a un nimbe crucifère. Quatre d'entre
les apôtres ont en main la
mappula, le mouchoir que
tenaient les empereurs byzantins. Pendant la veillée, à la troisième heure
de la nuit, le Christ apparut soudain au milieu des apôtres et dit :
«lève-toi ma colombe, tabernacle de gloire, vase de vie, temple céleste», et
la Vierge s'éveilla. L'artiste a rendu avec force et
poésie cette foi d'une fraîche candeur naïve.
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