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INTERNET Les menteurs démasqués

Tout le monde peut intervenir sur Wikipédia, immense encyclopédie en ligne. Cependant, un étudiant américain a mis au point un logiciel, Wikiscanner, permettant de savoir d'où proviennent les modifications apportées sur les pages. Les résultats sont stupéfiants : PepsiCo a corrigé la page qui concerne les effets nocifs du cola ; le parti républicain américain a altéré celle sur la guerre en Irak... Certaines retouches proviendraient même de la CIA ou du Vatican ! (Journal du net)

Par ailleurs l'usage de Wikipédia a été interdit à l'université de Lyon.


 

« Les télévisions font émerger un espace public musulman »

 Claire Talon ( Sciences-Po Paris)

 «Le marché médiatique est en pleine expansion dans le monde arabe. Le nombre de chaînes satellitaires arabophones gratuites a quadruplé en quatre ans et on s'attend à ce qu'il yen ait un millier en 2012. Le calcul de leur audience reste en revanche très aléatoire et il est donc difficile de quantifier leur influence.

Ce que l'on peut constater notamment, c'est la politisation extrême de ces médias. Au Liban, tous les partis ont leur chaîne de télévision. En Irak, alors que les Américains pensaient que la télévision servirait à la construction d'une identité nationale, ils sont confrontés à la concurrence sauvage d'une centaine de télévisions partisanes ou communautaires. Cela commence à arriver aussi dans les Territoires Palestiniens. Quant aux grands réseaux, ils sont tous   liés à un gouvernement, souvent du golfe Persique: leurs projets obéissent à des stratégies gouvernementales très précises! Dès lors, il ne va pas de soi de parler de sociétés civiles dans le monde arabe, et encore moins d'espace public arabe unifié.

C'est plutôt du côté de l'islam que l'on voit apparaître un espace public émergent. Le boom médiatique, qui inclut aussi Internet, a en effet renouvelé la scène religieuse, à partir des années 1990. Il y a aujourd'hui des imams qui délivrent leur fatwa sur leur blog. De nouveaux acteurs échappent, complètement à l'autorité islamique traditionnelle dans le cadre d'une communauté virtuelle où rivalisent les injonctions. La chose religieuse n'est plus l'apanage des oulémas. C'est devenu un enjeu public ouvertement discuté. Cela remet aussi en cause les systèmes traditionnels de légitimation du discours religieux. La vérité n'est plus proclamée au nom de la fidélité aux textes sacrés, comme le Coran, mais elle devient fonction de la popularité d'un leader, qui peut dès lors avoir une influence énorme.

Dans ce contexte très mouvant et concurrentiel, l'objectivité telle qu'on la conçoit en Occident est ébranlée, voire contestée. Les grandes chaînes satellitaires arabophones ont contribué à démonter tout l'inconscient du journalisme occidental. Et il n'est pas exclu que l'impact s'en fasse ressentir bien au-delà du seul monde arabe.»

RECUEILLI pour "La Croix" PAR JEAN-CHRISTOPHE PLOQUIN

 

 

Vu dans la Croix du 6 Juin

LA MECQUE (Arabie saoudite), 6 juin 2008 (AFP) - Arabie: appel à la création d'un centre pour le dialogue inter-religieux

Des dignitaires musulmans saoudiens se sont prononcés vendredi pour la création d'un centre chargé de la promotion du dialogue inter-religieux, au terme d'une conférence islamique internationale à La Mecque, a rapporté l'agence de presse officielle SPA.

Cette prise de position fait suite à la proposition du roi Abdallah d'Arabie saoudite d'organiser un dialogue entre l'islam, le christianisme et le judaïsme, une première pour un souverain de cette monarchie ultraconservatrice, guidée par le wahhabisme, une doctrine rigoriste de la religion musulmane.

En annonçant son projet, le roi Abdallah avait indiqué avoir obtenu "le feu vert" des oulémas saoudiens et dit vouloir consulter les musulmans des autres pays. Sa proposition avait été accueillie favorablement par le Grand rabbinat d'Israël.

Lors de leur rencontre historique en novembre au Vatican, le pape Benoît XVI et le souverain saoudien, gardien des lieux saints de l'islam, s'étaient engagés pour "un dialogue interculturel et inter-religieux".

L'Arabie saoudite n'en reste pas moins le seul pays arabe à interdire sur son sol toute pratique religieuse autre que celles de l'Islam.

 

 

            

"Qui est Dieu ?", "Qu'est-ce que l'amour ?", "Comment embrasser ?", et "Qui est Jésus ?"... On pourrait croire ces interrogations existentielles tirées du blog d'un étudiant en philosophie. Il s'agit en réalité des questions ayant fait l'objet du plus grand nombre de recherches durant l'année écoulée dans Google aux Etats-Unis, selon l'étude annuelle publiée par Google Zeitgeist.
Faut-il en déduire que "Dieu est la première aspiration des internautes", comme l'écrit Jean-Baptiste Maillard, auteur d'un blog consacré à la nouvelle évangélisation ?
Une étude du Pew Internet Project, révélait en tout cas récemment que 64 % des Américains connectés (soit 82 millions d’internautes) ont utilisé la Toile dans un but religieux ou spirituel.

 

Des chiffres qui ont même incité News Corporation, le groupe du magnat australien Rupert Murdoch, à faire le pari du religieux et à racheter Beliefnet.com, le plus grand site consacré à la spiritualité aux Etats-Unis.

 

(Top info 1 janv 2008)

 

 

 

 

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 Dernière mise à jour le 15/08/08
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